Ride or Die

Ride or Die

Passer le permis moto c’est un rêve de quand j’étais petite. Difficile de dire à partir de quand j’ai décidé que je ferais de la moto mais ça a toujours été là, du plus loin que je me souvienne. Et pourtant des souvenirs d’enfants je n’en ai pas par milliers. Comme une conviction, depuis toujours.
C’était absolument sûr que j’en ferais un jour, je ne savais pas quand, ni comment, mais ça arriverait.

Mes parents n’était pas trop pour, j’habitais pas loin du collège, puis du lycée, j’avais mes pieds ou des bus alors pas question d’aller se tuer en moto (dixit ma mère). Alors je regardais juste avec envie les gens en moto, où celles garées sur un trottoir, en m’imaginant qu’un jour ça serait mon tour.

Alors je me suis rabattue sur le permis auto, j’avais tellement envie de conduire. Ma grand-mère, dès que l’occasion se présentait, m’emmenait dans les chemins de champs pour des leçons de conduite improvisées. Et à 20 à l’heure j’avais pourtant l’impression d’être déjà à 100km/h.
Puis j’ai enfin eu 16 ans, la possibilité de faire la conduite accompagnée, le code, puis 2 ans après à peine le permis en poche
Là plus aucune excuse. J’ai attendu patiemment les 2 ans de permis auto et enfin je touchais du doigt un de mes rêves.
Après 2 ans de permis voiture, une formation de plusieurs heures en auto-école, il est possible de conduire ensuite une 125cc. J’ai fait mes heures et là, j’ai acheté ma première moto : une Honda cbf 125. Le bonheur était total.

 

 

 

Je partais rouler juste pour le plaisir, dans la campagne. Le bonheur de prendre les chemins de traverse, de se pencher dans les virages, de se faire parfois peur. J’avais 20 ans, j’avais enfin atteint un de mes buts.

Ensuite j’ai revendu cette moto, pour diverses raisons mais surtout parce que j’avais besoin d’acheter une voiture et j’avais trouvé une occase parfaite et sûre. Alors avec un pincement au cœur j’ai tourné le chapitre moto. Pourtant j’avais toujours cette envie de passer sur de plus gros cubes, d’aller encore plus vite. Pour ça, une seule solution, le permis moto. Le problème étant qu’à ce moment là j’étais partie faire mes études ailleurs, j’avais enchaîné sur un 2nd master, je n’étais plus sur place je n’avais plus le temps ni les sous pour me lancer.
Ensuite il y a eu 6 ans d’expatriations et plus vraiment de possibilités.

Pourtant j’ai gardé un pied dedans. Quand il y 2 ans mon oncle a revendu sa 125 custom, j’ai sauté dessus. Alors certes ça restait toujours une 125,  je voulais plus mais au moins ça me permettait de faire toujours de la moto…

 

 

En septembre dernier quand je suis revenue en France et avec des nouveaux projets qui allaient me bloquer pour un petit bout de temps ici, je me suis dit que c’était l’occasion où jamais. Si je ne me lançais pas maintenant alors ce genre d’opportunités parfaites : temps, lieu & sous ne se représenteraient peut-être pas…

Septembre 2017 : j’ai repoussé la porte de l’auto-école de mes 16 ans et je me suis lancée.

  • Déjà il a fallu repasser le code : partie la plus rébarbative mais néanmoins nécessaire. Pas de secret, s’entraîner et faire le plus de code blanc possible. En décembre je me suis sentie enfin prête à le passer (il était temps!). Le 13 décembre, à nouveau j’obtenais le code pour la seconde fois et encore du 1er coup. La 1ère partie était validée.

 

  • Préparer l’épreuve du plateau : Il a fallu se lancer sur le plateau. Ma 1ère évaluation m’indiquait une vingtaine d’heures de leçon, ça partait déjà pas mal. Tous les samedis en plein hiver, sous la pluie, le froid, le gel, la neige, la glace je me suis entraînée sur les parcours. Autant les parcours rapides fonctionnaient bien, autant le parcours lent j’avais l’impression que je n’y arriverais jamais. Conduire la moto au ralenti, point de patinage tenu, en slalomant à moins de 3 / 4km heure, la méga galère. Les progrès sont venus petit à petit, je n’ai pas lâché. Au bout d’une douzaine d’heures le moniteur sympa que javais m’a dit que j’étais prête, que je progressais super bien et que du coup il me donnait une date : le 14 février 2018.

 

  • Passer le plateau : J’étais convoquée un après-midi avec deux autres personnes qui venaient pour la circulation du coup il a fallu que j’attende qu’eux finissent. Parler avec eux m’a rassuré et en même temps stressée. L’un des deux avaient passé le plateau 7 fois et donc du repasser son code, je me suis dit que j’avais intérêt à assurer parce que le repasser plusieurs fois n’était même pas envisageable. Le moniteur qui nous accompagnait était celui que j’aimais le moins mais surtout le mec faisant plus d’1m90 et avec la carrure d’une montagne je me suis dit que j’étais dans la merde pour la partie passager avec lui derrière. Et ça n’a pas louper, j’ai faillit louper l’épreuve à cause de lui! J’ai toujours été habituée à prendre des passagers poids plume, qu’on ne sent presque pas à la conduite. Je m’étais entraînée avec un autre moniteur hyper léger, alors obligé, je passais le slalom facilement. Mais alors là, avec lui derrière, plus le stress, j’ai posé le pied par terre pour me stabiliser entre deux portes. A ce moment là je me suis dit que j’étais totalement foutue, que j’allais devoir recommencer tout et que ça ne passerait pas. J’avais le cœur qui tapait à 100 000 (au moins ouais). Et puis finalement, je n’ai pas lâché, j’ai fini le parcours et en me préparant pour le 2nd parcours, le moniteur vient me dire que s’est passé quand même. Le soulagement pour quelques minutes. Je finis la partie pratique, le stress à fond, je ne sais limite plus comment je m’appelle. J’ai le cerveau totalement vide, les mains cramponnées si fort au guidon. Je prends des grandes respirations pour essayer de calmer tout ça. Et ça fonctionne. J’enchaîne avec la partie orale et là, à la fin de l’épreuve, l’inspectrice me dit que c’est tout bon, je l’ai. Explosion intérieure et intersidérale de joie !!

 

  • Passer la circulation : Ensuite la circulation, je ne me faisais pas trop de soucis étant habituée à rouler depuis déjà pas mal de temps. Je n’ai pu reprendre que 3 heures de cours pour cette partie là ayant une date de passage trop rapprochée et quasiment pas de disponibilités pour faire plus. J’étais convoquée à 6h du mat, j’étais moins stressée et beaucoup plus sereine. 30 min de passage après, le moniteur me dit que je n’ai pas fait d’erreur et qu’à priori il pense que ça va passer aussi. Doigts croisés et respiration retenue pour que 2 jours plus tard…

…. je me connecte. 28 mars 2018 j’ai enfin la réponse tant attendue : PERMIS MOTO EN POCHE!!!

 

Et maintenant …?

J’ai acheté une 300cc, toujours pas de gros cubes, malheureusement. Permis probatoire oblige de 2 ans, en tant que jeune conducteur moto on est limité à 35kw de puissance, autant dire pas grand chose. Au maxi la moto monte à 170 d’après le vendeur, mais comme je suis encore en train de la rôder je n’ai pas encore testé.

Je pars rouler dès que je peux. Je double les voitures sans plus aucuns problèmes, je n’ai plus l’impression de me trainer, bref c’est l’éclate.

Prochaine étape ? Les roues arrière ahaha.

 

(PS : le fluo n’était pas un choix, je l’aurais tellement préférée toute noire #darkangel style (tmtc, les vrais savent) mais bon you can’t always get what you want )

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