Jordanie #1

Jordanie #1

Tout ça à cause d’un mot et d’un seul.

Un mot qui, à lui seul, me fait rêver depuis des années.

Pour un mot et tout son pouvoir d’évocation, tu décides de traverser le monde, de survoler un océan, de faire 10579 kms (à peu près).

C’est le genre de phrase qui commence par “un jour”. Un jour j’irai là-bas, sûre !  Puis au fond les jours se suivent, le joli rêve reste toujours là dans un coin de ta tête mais plus le temps passe et moins tu te le trouves réalisable.

Et un mercredi du mois d’avril 2017, cette fois ça y est, tu te retrouves à contempler Al-Khazneh :

 

Petra ❤︎

 

Associer la réalité à une image qu’on s’est créée en pensée pendant tellement longtemps. Comparer son rêve à la réalité.

Un rêve de dix jours, qui sillonne la Jordanie du nord au sud, de la frontière syrienne, aux rives de la mer rouge. Un roadtrip au coeur du Royaume Hachémite.

AMMAN

On arrive de nuit à Amman, peu après minuit : vue du dessus on découvre ces milliers de lumière. Ca y est presque cette fois. Dans quelques minutes on se pose et on sera enfin en Jordanie. Excitation totale !


La voiture file sur les grands boulevards quasi déserts à cette heure – là. On devine les collines et les maisons qui y sont construites. L’arrivée à l’hôtel et le lit qui nous tend les bras est un véritable petit bonheur. Couchée épuisée à presque 3h du mat’ mais tellement contente d’être là, hâte que demain commence…


#2 : Les châteaux du désert


D’Amman, ce premier jour, on n’aura finalement rien vu, à part la route qui nous fait quitter la ville.

Le premier virage qui nous découvre une partie de la ville, lorsqu’on quitte l’hôtel, nous fait étouffer un wow de surprise. Les maisons sont accrochées sur les collines, la vue surplombante est époustouflante. Ce que l’on s’est vaguement imaginé hier de nuit, apparaît fou ce matin.

On roule en direction des châteaux Omeyyades du désert. Rien que se répéter le nom, c’est déjà quelque chose.

Le premier château qui se dresse sur notre route est coincé à côté d’une station électrique : dommage, car avec sa forme parfaitement carrée qui se découpe sur un ciel totalement bleu, la vue est saisissante.


Le Qasr al Kharana, là juste pour nous, désert. On emprunte le petit sentier, excitées à l’idée de le découvrir de plus près, le soleil tape, il est midi. Le ciel est tellement bleu qu’il en devient blanc à perte de vue.

Seule façon de ne pas se perdre en explorant chaque recoins, salles, escaliers, toits, … juste suivre la lumière.

On reprend la route, direction le Qasr Amra, perdu seul au milieu de cette étendue désertique. Le sentier qui y descend est caillouteux et poussiéreux.

On repart à nouveau cette fois en direction du dernier Qasr que l’on a prévu de voir : Al Azraq.
Je reste absolument bouche bée devant les deux portes en pierre … Et puis il y a la couleur des pierres qui tranchent avec le ciel bleu et les fleurs qui parsèment les alentours.
Inutile de préciser que si elle n’avait pas été entrebâillée, impossible de la faire bouger d’un cm, pas faute d’avoir poussé de toute mes forces.

Et puis il faut déjà partir, notre prochaine étape pour rejoindre Ajloun puis Umm Qays s’annonce longue puisqu’il faut repartir en sens inverse et remonter vers le nord, direction la Syrie. En route, les panneaux nous dirigent vers la Syrie, l’Irak, ou l’Arabie Saoudite. Pour nous, c’est cap au nord, direction Damas, notre prochaine étape nous amènera à la frontière Syrienne.

Ce genre de panneau routier ❤︎ où rien que les noms qu’on peut y lire ont un pouvoir évocateur fou ! Des images et des rêves plein les yeux.

La route, superbe, qui nous y amène, longe des camps immenses de réfugiés, des chars d’assaut avec des militaires sont disposés tout le long. Des petites tonnelles font de l’ombre à chacun des chars ayant son militaire sur le toit, assis à côté d’énormes mitraillettes. Ici on ne rigole pas, la frontière est proche.

La voiture file, le paysage désertique défile, on ne s’attardera pas.

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